La Corée du Sud et l'interoperabilité.
SEED : le protocole de chiffrement made in Korea
En 1998, le protocole SSL (Secure Sockets Layers, l'un des standards de sécurisation des
transactions effectuées via Internet) est tout juste en phase de finalisation, les
protocoles de chiffrement les plus matures n'ayant pas de
chiffrement plus élevé que 40bits (le standard de l'époque),
le gouvernement Sud Coréen décide, par le biais de KISA (Korean Information Security Agency) de créer son propre protocole de chiffrement, le SEED.
Ce fut la seule nation qui n'ai pas attendu la standardisation de SSL (en Janvier 1999) et la seule a avoir adopté son propre protocole.
Bien
que reconnue par l'International Organization for Standardization (ISO),
la Corée du Sud a été la seule à utiliser SEED et l'utilise encore de
nos jours.
Ainsi depuis 1998, la Corée utilise uniquement le contrôle Active-X avec le protocole SEED,
pour toutes transactions en ligne tels les paiements en ligne sur les sites commerciaux, les transactions bancaires,
ou bien toutes connexions sécurisées, vers des sites gouvernementaux par exemple.
C'est pour cela que l'utilisation d'Internet Explorer et de Windows est indispensable pour l'internaute Coréen.
Netscape a, en son temps, proposé un plugin pour l'utilisation du protocole SEED, mais depuis la disparition de celui-ci, plus aucune alternative n'est vraiment disponible.